Le jazz manouche, comme on l’appelle parfois, est un style qui a vu le jour à Paris, en France, dans les années 1930.

Il est généralement joué par un petit ensemble de jazz et partage certaines caractéristiques et influences avec d’autres styles de jazz, comme le swing et le bebop, mais conserve un son, un répertoire, une instrumentation et une sous-culture qui lui sont propres.

Nous aborderons également certaines des caractéristiques les plus importantes de la musique de jazz manouche, son répertoire et l’état de sa scène aujourd’hui.

Jazz manouche ancien et Django Reinhardt

Il est impossible de parler de jazz manouche sans évoquer Django Reinhardt, qui reste de loin la figure la plus importante du genre.

Reinhardt a été le premier grand musicien de jazz à émerger d’Europe, et il est toujours considéré comme l’un des plus grands et des plus influents guitaristes de tous les temps.

Et ce, malgré le fait qu’il jouait sans l’usage des troisième et quatrième doigts de sa main gauche, gravement endommagés dans l’incendie d’une caravane alors qu’il était encore adolescent.

Reinhardt est né dans une famille rom manouche à Liberchies, en Belgique, en 1910.

Après s’être intéressé au jazz et avoir écouté des stars américaines comme Louis Armstrong, il a formé le Quintette du Hot Club de France, qu’il dirigeait avec le violoniste Stéphane Grapelli.

Avant l’invention de l’amplificateur, les guitaristes jouaient surtout un rôle d’accompagnateur dans les groupes de jazz, car leurs solos ne pouvaient pas être entendus clairement par-dessus le reste de l’ensemble.

Le Quintette change tout cela : avec une instrumentation qui ne comporte que des instruments à cordes (Reinhardt, Grapelli, deux guitaristes rythmiques et une contrebasse), le son plus doux du Quintette permet d’entendre clairement les solos acoustiques virtuoses de Django.

Bien que des cornistes aient enregistré avec le groupe à différents moments, cette instrumentation à cordes seules est devenue le format de prédilection des groupes de jazz manouche.

La popularité de Django grandit au fur et à mesure que le groupe effectue de nombreuses tournées en Europe, et il peut enregistrer avec un certain nombre de musiciens américains de passage très en vue : une séance de 1937 avec les saxophonistes Coleman Hawkins et Benny Carter.

La fin de carrière de Django Reinhardt

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Reinhardt retourne à Paris, où il a la chance de survivre aux horribles traitements infligés aux Tsiganes pendant l’occupation nazie.

Il s’essaie à la composition classique et continue à diriger une nouvelle version du Hot Club avec le clarinettiste Hubert Rostaing à la place de Grappelli, resté à Londres après une tournée britannique.

Après une tournée américaine en tant qu’invité de l’orchestre de Duke Ellington en 1946, qui est considérée comme un échec, la musique de Django prend une tournure plus bebop à la fin des années 1940 et au début des années 1950. Il avait tendance à enregistrer avec des Français plus jeunes qui, comme lui, étaient influencés par les nouveaux sons émergeant de New York, et ses groupes ont commencé à inclure des tambours, s’éloignant ainsi de l’esthétique traditionnelle du Hot Club.

Le style et les instruments

Les ensembles de jazz manouche jouaient traditionnellement en acoustique.

Aujourd’hui, même s’ils utilisent des amplificateurs dans les grandes salles, ils visent toujours un son acoustique. Les guitaristes utilisent souvent un modèle de guitare Selmer conçu par Mario Maccaferri.

En l’absence de batterie dans le groupe, les guitaristes rythmiques jouent un rôle important dans la création du swing rebondissant caractéristique de ce style,

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines personnes appellent ce style « Gypsy Swing« .

Ils grattent les accords sans relâche sur chaque temps, en insistant particulièrement sur les deuxième et quatrième noires de chaque mesure pour évoquer un sentiment subtil de mouvement vers l’avant.

Les guitaristes solistes ont tendance à accorder une grande importance à la virtuosité individuelle, et leurs lignes improvisées seront décorées de trémolos, de trilles et d’ornements.

Les clarinettes, les saxophones et les trompettes peuvent également être utilisés comme instruments principaux aux côtés du guitariste solo.

Le rôle de la contrebasse dans le jazz gypsy est similaire à celui du jazz swing traditionnel.

En plus de prendre des solos occasionnels, le contrebassiste accompagnera avec un mélange de lignes de basse marchantes, de « two-feels », et pourra utiliser les techniques traditionnelles de « slap bass ».

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